Les insurgés qui sont ouvertement soutenus par l'Iran obtiennent ces informations de la part des services iraniens, notamment le VEVAK, qui leur donnent les ficelles pour pouvoir enrayer au maximum les actions américaines sur le terrain.
Mais l'armée américaine affirme qu'il s'agit d'un vieux problème qui serait aujourd'hui résolu. Les responsables ont refusé de communiquer plus d'informations quant au renforcement de la sécurité électronique de ces drônes. Ce qui est compréhensible.
Il faut bien comprendre que cette situation était problématique dans le sens où l'utilisation des drônes est aujourd'hui très importante aussi bien pour obtenir des renseignements que pour des frappes. Cela à cause du caractère urbain ou accidenté des théâtres d'opérations (Irak,Afghanistan, Pakistan) mais aussi bien sûr du caractère asymétrique qui recquiert de nouvelles méthodes notamment en matière de soutien face à des pratiques indirectes de guérilla.
Ce n'est pas un hasard si le DoD a encore affirmé le caractère prioritaire des programmes de drônes pour leur renforcement sur les théâtres d'opérations de l'armée américaine. C'est une composante indispensable aussi bien que l'aéromobilité ou encore ce que l'on appelle l'"air power".
En tout cas, cela fait près d'un an que l'armée américaine était au courant de ces piratages qui permettaient aussi bien aux insurgés de prendre des informations visuelles ou tout simplement de perturber l'activité du drône. Mais le pire est que la faille était connue depuis les années 1990 mais que le DoD a estimé que ennemis informels n'avaient pas les capacités pour de tels piratages. Comme quoi, il ne faut jamais sous-estimer son ennemi. (C'est d'ailleurs un principe de base...)
Rappelons pour information que ces drônes sont pilotés depuis les Etats-unis.







